Avec la série nègre fondamental je me plonge dans une approche syncrétique. En résonance avec la poésie de Césaire Aimé “Moi Laminaire” extrait”J’habite une blessure sacrée j’habite des ancêtres imaginaires j’habite un vouloir obscur j’habite un long silence j’habite une soif irrémédiable j’habite un voyage de mille ans j’habite une guerre de trois cent ans j’habite un culte désaffecté entre bulbe et caïeu j’habite l’espace inexploité j’habite du basalte non une coulée mais de la lave le mascaret qui remonte la calleuse à toute allure et brûle toutes les mosquées “…. C’est en lisant ce poème que m’est venue l’idée de travailler sur les sobriquets . Mettre en évidence une question très probablement directement liée à l’esprit des Caraïbes, celui de L’Afrique et de l’Occident, du conscient et de l’inconscient ou du subconscient. La question de surnoms très présente chez nous dans les îles . Le sobriquet apparaît lorsque qu’une personne c’est illustré de manière péjorative ou non. S’ensuit l’anecdote, qui ,au fil des conversations salaces et des épopées naîtra le surnom. Ils sont la plupart du temps en créole de la Martinique … « Bec or », « Gran Djol », « lenfè », « Lucky Luke », « Coco Ti » sont autant de portraits de mes amis d’enfances qui les ont gardé jusqu’à aujourd’hui et qui sont plus connus à travers leurs surnoms que leurs noms et prénoms d’état civil… De le même temps ils rentrent dans l’histoire de l’art contemporaine par la présente…Sur leurs 31 apprêter pour sortir parés d’un costume 3 pièces …

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