Lotboside : voyage en Dominique du 2 au 11 mai 2015

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*Expression créole très peu utilisée. Elle signifie de l’autre côté.

 

Ce projet  de voyage à la Dominique est un parcours expérimental autour du carnet de voyage.

L’île de la Dominique est connue pour ses forêts tropicales, ses innombrables rivières et cascades qui sont le résultat de pluies intérieures intenses.

Le groupe était composé de : Laptes Anyssia (2ème année art), Arnauld Malaury (2ème année art), Weena Ouensanka (2ème année art), Montout Yann (2ème année art), Josua Georges (2 ème annéeArt), Gernet Yohann (2 ème année  Art)Sharenne Grondin (2ème année design objet), Marie Annick Paulin-Pyram (Mère et accompagnatrice de Sharenne) et de Marc Marie-Joseph professeur référent.

 

Chaque jour est une distance à parcourir…

 

Arrivée à Roseau, capitale de la Dominique, le samedi 2 mai,

Le nom de la ville de Roseau se réfère aux plantes du même nom qui poussent le long des rivières ; de même qu’il date de l’occupation française de l’ile.

Séance de prise de vue au National Park du morne Trois Pitons et aux chutes de Trafalgar, le dimanche 3 mai,

Cette séance fit l’objet de relevés de données destinés à des pistes de recherches plastiques ultérieures.

Rencontre avec Marvin Fabien (ancien étudiant de l’IRAVM), le lundi 4 mai,

Marvin Fabien présente son travail tiré du « Dub », une tradition courante de son enfance. Ce langage, étant une façon de scander le quotidien sur une musique reggae lente. Son travail est constitué de nombreux dessins, peintures et installations sonores.

Rencontre avec les étudiants de la 3ème année art au centre culturel Old Mild de Roseau, le mardi 5,

Cet autre groupe d’étudiants avait ancré son projet de voyage dans le territoire Kalinago, contrairement à nous qui avions pris le parti du déplacement dans toute l’île. Le passage au centre culturel marque la découverte du travail du peintre Petros dont le remarquable travail de dessins de nus au fusain sur grands format, a retenu toute notre attention.

Passage à la galerie The art Asylum où sont présentées les œuvres de l’artiste Earl Etienne,

Earl évoque ses multiples expériences, passions et déprimes de la vie comme étant son support de création. Son œuvre est composée de peintures, d’installations et de travesties en trois dimensions. Ses pièces les plus récentes traitent de la question du geste, du corps en mouvement dans la danse.

Boiling Lake, le mercredi 6 mai.

Comme l’indique ce nom, il s’agit d’un lac bouillant dont l’accès est caractérisé par une longue escalade d’un escalier constitué de rondins de bois incrustés dans la terre. Nous traversons la vallée de la désolation, cratère de soufre en fumeroles pour déboucher sur un lac de couleur grise et une eau bouillante d’un vert pastel. Ce parcours évoque la rupture.

Ce fut l’expérience la plus marquante. Le passage d’une végétation luxuriante de forêt tropicale verte à un paysage lunaire enfumé d’un gris coloré, pourvu d’une flore inhabituelle eu un effet déclencheur. A titre d’exemple, un étudiant pris le parti de développer une problématique autour de l’escalier. Cependant, cette découverte a sans aucun doute, constitué l’embryon d’un questionnement.

 

Arpentage du territoire Kalinago sous l’œil averti des peintres E. Etienne et Petros, le jeudi 7mai.

Le lieu est caractérisé par une architecture composée de maisonnettes colorées en bois sur pilotis. Le premier ministre du Territoire, en la personne de C. Darroux nous accueille, escorté de l’ancien chef de la communauté. La journée se déroule principalement autour d’un atelier de sculpture portant sur la calebasse et la vannerie.

 

Le rendez-vous du centre culturel Old Mild pour un atelier de pratique picturale ; vendredi 8mai.

Cette journée riche en productions plastiques se termine par un moment d’échange chez l’artiste E. Etienne, autour des œuvres produites le jour même.

Des propositions plastiques intéressantes émergent des étudiants :

Malaury Arnauld : compositions sur le parcours dans sa diversité.

Georges Josua : dessin en noir et blanc du mini bus, évoquant la question du transport et du déplacement.

Weena Ouensanka : dessin de ruines envahies par la végétation.

Laptes Anysia : peinture d’une façade empierrée avec une large gamme de gris noir et bleu.

Gernet Yohann : une chute d’eau au pastel.

Yann Montout : un autoportrait au fusain.

Sharenne Grondin : un paysage féérique inspiré du territoire Kalinago.

 

Immersion dans Cachacou au sud de l’île, le dimanche 10 mai.

La particularité de ce village extrême de l’île, partagé entre l’océan Atlantique et la Mer des Caraïbes, est son histoire rattachée à la Martinique. L’arrêt sur certains lieux, tel le cimetière par exemple, révèle tout comme nom de la capitale, la présence française. D’ailleurs, de nombreux habitants du lieu, sont des descendants de réfugiés de l’éruption de la Montagne Pelée. Cet héritage est perçu, notamment dans la langue créole.

 

En somme, ce voyage d’étude sur l’île de la Dominique a révélé que des approfondissements seraient nécessaires, au vu de la richesse de lieux comme Cachacou, le Territoire Kalinago et Boiling Lake. Il y aurait ici, matière à questionner largement un propos lié au tellurique et explorer de nouveau celui de la Représentation.

 

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